Funky Bike 

  
Un peu de couleur en argentique et à travers le fisheye de mon Diana.
J’ai reçu cet appareil en cadeau pour mes quarante ans. 
Alors que je passe mon temps à comprendre l’aspect technique de la photo argentique, c’est un objet plutôt piloté par l’instinct.
Et voilà comment, sous la lumière du soleil de Toscane, j’ai retrouvé ce plaisir de prendre sans réfléchir tout ce qui attirait mon regard.

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Ne jamais …

semflex
Ne jamais dire jamais diront certains. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis diront d’autres.
Soit, je devais arrêter la photographie. Mais c’est ainsi, les résolutions de début d’année ont souvent la vie courte, et c’est une petite annonce pour un appareil des années 50 qui m’a fait changer d’avis. J’avais déjà tenté l’aventure avec le boitier en arrière plan, mais celui-ci étant en panne, j’avais renoncé, la mort dans l’âme.
Me voilà donc depuis samedi en possession d’un Semflex bi-objectif, avec l’envie de faire de la photographie. Mais cette fois de la vraie, celle avec les mains dans le cambouis, ou plutôt dans le révélateur. Celle ou il faut prendre son temps, et ou il faut attendre pour se réjouir ou apprendre de ses erreurs. Celle ou les règles de la composition sont plutôt libres, car l’image est carrée, et que cela change tout. Celle ou la finesse des détails surpasse tout ce qui peut se faire en numérique, disons, en restant dans le budget d’un artisan.
Alors à ceux qui pourraient penser que je peux dire tout et son contraire, que je change d’avis comme de chemise, je répondrais par les mots d’Héraclite que seul le changement est constant.

J’arrête la photographie

skeud
Oui j’arrête. Je ne crois pas être un photographe, je n’y comprends décidement rien au cadrage, à la rêgle des tiers, aux zones système. Mon autofocus est en panne, mes photos sont floues. Mes blancs sont brulés, mes ombres bouchées. Je triture alors photoshop pendant des heures, tirant sur des courbes pour enfin ressentir quelque chose.
C’est long. C’est fatiguant, et pour finir on me dit qu’on ne comprends pas ce que j’ai voulu photographier.
Que répondre … « A vrai dire … rien »
C’est la vérité. Je m’amuse simplement de voir la lumière varier sur l’objet, et ce même objet se déformer sous la courbure de ma lentille. J’amuse des flous, qui font percevoir aux bienvoyants l’étendue de ma myopie.
Mais je n’ai ni le temps, ni l’envie d’étudier la photographie.

Alors voilà, pour 2013, je ne vais plus faire des photos, je vais faire des images.